Dimanche 1 mars 2009

De ces lieux merveilleux, il reste quelques traces

Une graine, une fleur, la goutte de rosée

Le vol de l’hirondelle qui va,qui vient, qui passe

Un sourire de toi, quelques mots murmurés…

 

 

 

 

en écho à l'article de Camomille Poème et musique amérindiens

http://www.camomille64.com/article-28476169.html

Par Daniel PAGES - Publié dans : vive la vie ! - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Vendredi 27 février 2009


Vent de terre. Un peu frais.
Soleil de printemps
Légère houle qui nous arrive de loin.
Embryons de rouleaux ébouriffés par le vent qui les prend à rebrousse-poil.
Bruit léger comme un froissement, quand ils s'écroulent sur le sable.

La plage pour moi tout seul.
Suffirait d'un coin bien abrité pour se faire rôtir la couenne.
Je recharge mes batteries !
Par Daniel PAGES - Publié dans : vive la vie ! - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Mercredi 25 février 2009
 

Quand je me suis levé, ce matin, j’ai ouvert la porte. Le soleil, déjà haut, éclairait le jardin.

Pendant un instant, l’image de Banyuls s’est imposée à mes yeux. Palmiers, cyprès, oliviers… Étonnant, il n’y a pas d’orangers !


Si l’île a toujours eu pour moi une parenté molle avec les îles méditerranéennes du côté de ses pins, chênes verts et mimosas, je n’attendais pas, ici, palmiers et oliviers devant ma porte. Et pourtant, cet après-midi, je viens de comprendre. Dans ce côté abrité du vent du large et à l’abri des murs de pierre, ce jardin exotique est inondé de soleil et il y fait déjà très chaud.

 

 

 

 

 

 

 


Bien sûr ! Je me souviens de l’île d’Aix, juste à côté… Début octobre. Les arbousiers qui ont envahi la pointe nord sont couverts de leurs fruits rouges. Comme en Corse !

Par Daniel PAGES - Publié dans : vive la vie ! - Communauté : un p'tit coin de paradis
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Samedi 21 février 2009

Petite chanson pour les marins solitaires


Les sirènes sont là

Elles te guettent,

Elles t’attendent

Les sirènes sont là

Elles t’appellent

N’y vas pas

Par Daniel PAGES - Publié dans : vive la vie ! - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Samedi 21 février 2009

Dimanche 3 août

La Tramontane a hurlé toute la nuit faisant vibrer les fenêtres de l’appartement. Peu importe, j’ai dormi comme une souche et le réveil me tire d’un rêve profond à 7 heures. Le vent s’est un peu calmé et je me précipite vers le port.

Secoué par les rafales pendant de longues heures, mon équipage a moins bien dormi, et le chocolat fume déjà dans les bols sur la table du carré. Les regards m’interrogent et s’illuminent quand j’annonce qu’on part dans 10 minutes.


J’avale en vitesse un bol de céréales et de lait froid et mets le moteur à chauffer. Quand les passagers me rejoignent sur le pont, une seule aussière retient le voilier à quai. J’explique la manœuvre et rappelle les consignes de sécurité. Un dernier coup d’œil pour vérifier que tout est rangé et calé à l’intérieur.

Pierre largue la dernière amarre et un petit coup de moteur nous écarte du quai. C’est parti !

Nous passons les balises un peu plus vite qu’il le faudrait, mais j’ai hâte de retrouver la mer libre. Le vent est fort et nous porte sur les cailloux et même si je fais confiance au moteur…

Je donne la barre à Pierre et déroule un petit bout de génois qui suffira à nous tirer vers le sud, une fois sortis de l’abri des caps.

La mer grossit. Le vent forcit. Les vagues nous portent dans de longs surfs. Le voilier répond bien et le speedo s’affole à plus de 10 nœuds de temps à autre. Marie est un peu effrayée et s’accroche, un bras autour du winch.


La mer est toute à nous. C’est comme ça que je l’aime. Même si j’ai une certaine jouissance à maîtriser ce voilier propulsé par les vagues et tiré par le vent je suis totalement tendu et concentré. Je sens les réactions de la coque dans la barre franche. Ne pas rater une vague. Anticiper le mouvement du bateau pour le corriger et rester en ligne. Ne jamais risquer de se mettre en travers à la lame.

Une heure et cinquante minutes pour passer le cap de Creus. Un record. Et pourtant, l’équipage a trouvé le temps long. Notre route nous emmène à l’intérieur du passage le plus à l’est, le plus large. Et nous glissons entre les cailloux du célèbre cap.


La mer s’aplatit soudain. Le vent devient plus flou. Nous sommes passés. L’équipage respire et je me décontracte. Bon Dieu ! Comme j’étais tendu et que la mer était dure !

Je passe la barre à Marie et l’invite à se rapprocher de la terre, là où l’eau est aussi lisse que de l’huile. Elle me remercie d’un sourire pour cette paix retrouvée. Quelques anecdotes sur ce cap mythique, le Cap Horn de la Méditerranée, détendent l’atmosphère.

La maison de Dali, qui défile lentement sur tribord entre les rochers, puis le village blanc de Cadaquès resserré autour de son église, captent l’attention de tous. Quelques minutes plus tard, je lance le moteur et enroule le génois pour entrer dans une de mes criques préférées, la Cala de Jonculls.

Une bouée de corps-mort nous permet de nous amarrer rapidement. Nous avons quelques heures devant nous avant l’arrivée massive des hordes de bateaux à moteur qui viennent de Rosas, Santa Margarita ou Ampuriabrava polluer cette crique si tranquille le reste du temps.

Mais tout le monde a droit à sa part de dimanche.


L’équipage est déjà dans l’eau tiède et transparente. La journée s’annonce brûlante et pleine de bleu. Un deuxième petit déjeuner nous rassemble dans le cockpit. Je raconte. La mer, la terre avec ses terrasses omniprésentes, les arbres, les oiseaux et les poissons, les hommes du pays catalan.

Demain, nous descendrons vers le sud, et après une nuit à Pálamos, ce sera la grande traversée…

Par Daniel PAGES - Publié dans : vive la vie ! - Communauté : Méditerranées
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  • : Tu aimes qu'on te lise une histoire, le soir avant de dormir ? Ma chérie, elle, adore ça ! En fait, je crois que tout le monde adore entendre de belles histoires. Alors, un jour, je me suis mis à écrire mes petites histoires. Et ça a fait un livre. Tu sais bien ! Un bouquin ! Un tas de feuilles de papier, avec des mots imprimés, collées ensemble, avec une couverture en carton décoré ! Puis j'ai continué. Une plus longue cette fois-ci. Puis encore une...
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Histoires bleu marine

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Libraires : DILICOM ou SODIS

Descriptif :  voir article du 30 septembre

Qui suis-je ?

Je suis né dans la vallée du Gijou, en Haut Languedoc. Ouais, vous voyez pas bien où c'est ! Alors disons ... quand vous regardez la carte de France, dans la montagne, à 100 km à droite de Toulouse, et à 80 km à vol d'oiseau au nord de la Méditerranée.

 

Successivement éducateur de jeunes en (grandes) difficultés, paysan et skipper professionnel de voiliers, j'accompagne plusieurs mois par an des enfants dans la découverte du milieu marin sur l’île d’Oléron, en Corse ou ailleurs.


J'avais commencé à écrire quelques histoires pour mes enfants*, il y a longtemps. Et là, au printemps, j'ai voulu mettre dans un livre les histoires que je raconte aux élèves que j'emmène découvrir l'océan. Puis je me suis pris au jeu...

 

*    Lo nadal dels lops, Daniel Pagés, La Poésia Montpellier 2001, 22 x 27, 34 p. illustrations de Lars Hayer. ISBN 2-914243-02-2. 12,20 €, en vente chez IDECO   

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